Pycon 2009
Cette année encore je me suis rendu à la Pycon, un weekend de conférences sur le langage Python, ou plutôt à un morceau de Pycon, puisque je n'y ai été que le samedi, et pas à toutes les sessions.

(Oui la photo est moche, mais j'avais la flemme et le 50mm était trop long pour la taille de la salle)
Cette année j'ai donc assisté à une présentation du fonctionnement du développement de CPython, l'implémentation principale (en C) de Python, par Victor Stinner. Il a passé en revue les différents outils utilisés par les développeurs de Python pour communiquer, et donné des recommandations à ceux qui voudraient soumettre des bugs.
La seconde conférences à laquelle j'ai assisté concernait PyQuery, présenté par Olivier Lauzanne. PyQuery est une bibliothèque qui reprend l'API de JQuery pour l'interrogation de documents xml ou html. Ça ressemble à ça :
>>> from pyquery import PyQuery as pq
>>> journaux = pq(url='http://inaps.org/journal/')
>>> print [j.text_content() for j in journaux('h2')]
['Vacances...', 'Programmation avec Curses en Python', "Escaline2 : la marmotte s'est remise au travail", "L'algorithme de diksta... dijstrak... DIJKSTRA !", 'Mon premier module sur le CheeseShop', "OMG, une nouvelle version d'I, NaPs ?!", "Qui n'en veuuuuxx ? :)", 'Et c\'est qui qui dit "fail" ?', 'PyCon fr 08', u'Mais o\xc3\xb9 en est Bearnaise ?']
Personnellement, je trouve la syntaxe assez sympa et carrément plus pratique que la manipulation directe d'un arbre dom. Je pense que ça va potentiellement être très utile pour mon travail si un partenaire nous demande à nouveau de nous démerder avec son site au lieu de filer un flux xml de ses données. Merci donc au conférencier (qui semble aussi être l'auteur de la bibliothèque) de m'avoir fait connaître ça.
Dans la conférence suivant, Gael Pasgrimaud nous parlait de Deliverance qui est, si j'ai bien compris, un proxy, qui se place devant le serveur web et qui permet de modifier les pages servies par celui-ci à la volée. Le conférencier à évoqué plusieurs utilisations, j'ai surtout retenu la possibilité de faire des templates que le proxy traitera à la volée. J'ai globalement pas trop suivi cette conf, étant plutôt occupé à tenter de monter mon vpn sur le réseau tout filtré de la cité des sciences (ouh lala).
Benoît Chesneau nous a ensuite présenté une série de bases de données non sql et l'implémentation de leur bibliothèque d'accès en Python : bdd à clé/valeurs comme Memcache, Redis ou encore Tokyo cabinet. Bdd orientées documents comme CouchDB ou MongoDB. Les bdd orientées colonne (WTF ??!) comme Hbase. Ou encore les bdd objet, comme Zope et sa ZoDB. Une présentation assez intéressante qui nous montre qu'il n'y a pas que MySQL dans la vie. Pour ma part, je m'intéressais déjà à CouchDB depuis quelque temps, j'attendais d'ailleurs pas mal de la conférence dédiée à CouchDBKit (bibliothèque CouchDB en Python) de l'après midi dont je parle juste en dessous.
Après un petit passage au Quick, retour à la cyber-base.
Les sessions de l'après midi commencent par une grosse conférence d'1h sur Python en usage scientifique par Gael Varoquaux. Globalement intéressant, ça parlait d'IPython, le shell Python avancé, et des modules matplotlib et scipy. Je n'ai par contre pas tout suivis, quand ça commençait à partir sur des algorithmes pointus appliqués à des images. Cependant selon l'auteur, ces modules Python lui permettent d'implémenter en quelques lignes des algorithmes très complexes, là ou d'autres s'arrachent les cheveux avec du C.
La conférence suivant était une présentation de l'OLPC (de l'ordinateur en lui même et du projet) par Jean-François Cauche, et plus particulièrement de son interface graphique, Sugar, réalisée en Python. Une conférence assez intéressante qui donne envie d'acquérir un nouveau jouet (ou préciiieuuux, comme dises certains).
Entre deux, un petit Lightning Talk de 10mn de Michael Scherer sur Python dans les environnement mobiles. Michael à évoqué les plates-formes existantes et les possibilités d'y coder en Python dessus. En résumé : Androïd bof, iPhone bof, Windows CE moyen mais api windows relou, Symbian pas mal, mais le mieux était selon lui les plates-formes complètement ouvertes comme open-moko.
S'en est suivit d'un retour d'expérience de Marie-Josee Cros, chercheuse à l'INRA (Institut National de la Recherche Agronomique) de Toulouse. Son projet est la mise en place d'une plate-forme RNA-Space d'annotation génomique d'ARN non-codant-protéine. Leur plate-forme sert en fait à collecter auprès des chercheurs des données à traiter, puis à retourner les résultats à ceux-ci. Elle est programmée en Python et utilise le framework web CherryPy. Marie-Josee Cros à donc expliqué les choix de son équipé et commenté les problèmes auxquels ils se sont confrontés lors du développement de leur programme.
Enfin, la dernière conférence auquel j'ai assisté portait sur CouchDBKit, une bibliothèque qui permet de se connecter à une base de donnée CouchDB. Présenté par son auteur, Benoît Chesneau, le module est en fait formé d'une série d'helpers qui permettent de grandement simplifier l'accès à la base. L'auteur nous a présenté son module en développant en live une petite application web de ToDo list.
Pour terminer, un grand merci aux organisateurs de l'AFPY de proposer chaque années des conférences intéressantes (et gratuites) sur Python.


Commentaires
Baobab
le 01 juin 2009 23:23Et un grand merci à ce petit étudiant qui a incité ses enseignants a intégrer le langage Python dans leurs progressions pédagogiques.
Laisser un commentaire